
Seulement comme tout rêve qui se respecte, celui-ci n’est pas l’exact reflet de la réalité. En fait rien de tout cela n’est vrai. La vie de testeur est laborieuse et contraignante et si certaines perles nous sont parfois attribuées (Fable…), il ne faut jamais oublier les autres. Vous savez, ceux dont on ne parle pas, qui se cachent derrière les rayons, tapis dans l’ombre d’une collection, bien cachés entre Halo et Shenmue. Oh oui on les cache, on veux les oublier. Mais ils nous rattrapent toujours ! Et c’est donc en traître (comme toujours) que celui-ci m’est tombé sur le coin de la gueule. Et ce coup-ci ça fait vraiment mal parce que s’il y a un genre lourdingue, c’est bien celui des compilations ! Genre a tiroirs (souvent grinçants) il peut cacher des trésors de nostalgie ou l’arnaque la plus parfaite reconvertie en revival ringard et autant vous prévenir tout de suite, le titre auquel nous avons affaire appartient à la seconde catégorie de jeux…
Prenons le titre par exemple, c’est important un titre pour un jeu, c’est la première chose que le badaud va lire et le dernier mot qu’il retiendra du jeu ! Imaginez un monde sans titre : « Hey Bill t’as joué à quoi hier ? Ben tu sais, ce jeu où l’on ne voit que l’arme avec des monstres et des portes là… » Nan restons sérieux le titre d’un jeu c’est super important, alors regardons ensemble le titre de celui ci : « TECMO CLASSIC ARCADE » Bien, il est composé de trois mots. Tout d’abord Tecmo, une marque pour bien commencer ! Et là direct le joueur xbox lambda dresse une oreille et fronce les sourcils dans la plus pure tradition de l’épagneul de chasse : ce nom là je l’ai déjà entendu et lu quelque part ! Et pour cause Tecmo, honorable société nippone s’est spécialisée depuis plus d’une vingtaine d’années maintenant dans le domaine Ô combien risqué du loisir électronique (les jeux vidéo quoi…). Mais si la firme est désormais célèbre dans nos contrée reculées d’occident c’est avant tout grâce à une sous-équipe au doux nom de « Team Ninja » qui se plait à charmer les joueurs du monde entier via deux (séries de) jeux assez prisées : Dead or Alive (si si, vous savez tous ces jeux à base de nana sur-gonflée qui se crêpent le chignon ou jouent à la baballe) et Ninja Gaiden (Prince of Persia sous amphets’). Egalement réputée pour sa saga des Project Zero, Tecmo a fait couler pas mal d’encre avec une politique visant à soutenir la Xbox contre vents, marrés, tsunamis et PS2…
Cependant là où le doute m’assaille c’est au niveau du « classic » qui laisserait entendre que les jeux proposés ont atteint le statut de classiques du jeu vidéo et que la galette ci-jointe pourrait faire office de panthéon virtuel pour tout un tas de softs passés dans la postérité. Et là c’est le drame ! Car après avoir passé en revue la liste complète des onze malheureux titres, je suis forcé de constater que je n’en connais aucun ! Certes je me considère encore comme relativement jeune et la plupart des jeux sont sortis avant ma naissance, mais d’un autre côté je me complais à penser ma culture vidéoludique comme relativement étendue. Et pourtant rien à faire : Tecmo Bowl, Bomb Jack, Swimmer, Rygar, Pleiads, Star Force, Pinball Action, Strato Fighter, Tecmo Cup, Senjyo et Solomon’s key. Ah si! Rygar ne m’est en fait pas complètement inconnu, il a en effet bénéficié d’un remake sur PS2 il y a quelques années. Mais pour le reste… Et c’est bien là tout le problème de cette compilation : les titres de Tecmo n’ont de classique que le nom ! Faudrait vraiment penser à dire aux éditeurs que le fait d’être sorti dans les années 80 ne confère pas forcément aux jeux une gloire et une notoriété assurée, à moins que tout cela ne soit que marketing ? Naaaan faudrait franchement être malhonnête…
Je me console donc comme je peux, c'est-à-dire en regardant le dos de la boite du jeu (entièrement en français) et là : surprise le jeu le plus mis en avant est Tecmo Bowl, un jeu de… Football Américain ! Génial, voilà qui devrait faire rudement plaisir au public Européen ! Bon, fébrile, je décide alors de lancer la galette (non pas par la fenêtre même si l’envie m’en viendra plus tard) pour tâter un peu de ces antiquités. Comme d’hab avec les productions Tecmo on est accueilli par les mentions légales qui restent affichées un temps relativement insupportable puis vient l’écran titre. Subtil mélange de rose et bleu fluo il se dérobe après quelques minutes d’attente pour laisser place à une vidéo d’introduction rythmée par une musique sensée rassurer l’acheteur potentiel. Je met fin au supplice visuel et rentre dans le menu principal se présentant sous la forme de 12 vignettes permettant d’accéder aux 11 jeux et à la galerie. Finalement je décide de démarrer l’un des jeux.
Mis en avant sur la pochette et dans la vidéo d’introduction, Tecmo Bowl m’a semblé être un bon représentant de la compilation entière, un ptit tour dans les options pour voir le gros des commandes, pas bien compliquées (aucun jeu n’utilise plus de 3 boutons…) et j’arrive à l’écran titre du jeu, fort aguicheur par ailleurs, où je reste bloqué jusqu’à comprendre que la touche « X » du pad simule en réalité la pièce de monnaie dans la machine, astucieux mais sans grand intérêt… 3, 2, 1 la partie commence et là mes pauvres yeux sont littéralement agressés par une bouillie informe composée de pixels gros comme mon poing (et faut voir mes paluches de joueur xbox…). Il me faut quelques minutes pour comprendre que la petite chose noire est le ballon et les pâtés fluo des joueurs. Encore quelques secondes de plus et je remarque, non sans étonnement, que le perso plus clair que les autres est celui que je contrôle (du moins que je suis sensé contrôler…). Evidemment l’équipe adverse s’empare du ballon et je suis alors contraint de jouer en défense ! Et là chose étrange toute l’équipe bouge comme un seul homme. Je déplace mon perso vers le haut et ce sont 10 petits lutins qui remontent le terrain ! En effet, l’IA de l’époque était assez rudimentaire… Je continue donc ma petite partie quelques minutes (secondes ?) puis remarque que trois messages clignotent en haut de l’écran : « Please Insert Coin ». Un mode 4 joueurs ? Je décide donc d’arrêter ma partie (ouf !) pour m’y replonger plus tard en compagnie de deux amis (qui évidemment ne le sont pas resté).
Après la déception Tecmo Bowl, je décide de constater l’évolution graphique jeu après jeu en testant Pleiads qui de par sa sortie en 1981 se classe en première position, chronologiquement parlant, de ce Tecmo Classic Arcade. C’est donc sans réelle surprise que je tombe sur un clone de Space Invaders visiblement coloré sous paint par un extra terrestre daltonien. Je fronce un peu les yeux, évite de regarder les « vaisseaux » trop longtemps (la persistance rétinienne, c’est chiant) et fini par trouver un semblant de challenge à tirer une micro salve toutes les trois secondes en évitant de justesse les millions d’ennemis (et leurs tirs). Premier niveau classique donc, puis arrive le deuxième niveau qui ne change pas beaucoup si ce n’est que le décor a disparu (ce qui en soit n’est pas une mauvaise chose) et que les vaisseaux aliens sont plus agressifs. Arrive alors un boss classique sur lequel je ne m’acharne que quelques minutes avant d’arriver dans un nouveau stage consistant à slalomer entre les vaisseaux alliés. Et voilà ! Comment ça et voilà ? Bah oui et voilà y a pas de 5e stage ! Finito, Game Over !
Avec Rygar on avance de quelques années pour arriver en 1986. Tehkan, fraîchement rebaptisé Tecmo découvre visiblement le scrolling horizontal et nous propose un beat’em all énervé dans lequel on incarne un guerrier légendaire aux prises avec quelques milliers de monstres. Sa seule arme : un espèce de yoyo géant dont l’allonge ou la puissance peuvent varier en fonction des bonus ramassés. On évolue donc dans des niveaux plats de gauche à droite en martelant la touche de frappe comme un écervelé pour essayer de se défaire des ennemis qui envahissent littéralement l’écran. Ils sont bêtes, sans scrupules, nombreux, dangereux et vous attaquent de tous les côtés (oui oui, tous !). Lorsque l’on sait que se faire toucher par le moindre ennemis vous fait perdre une vie (et tous vos bonus), et que l’on ne dispose que de 3 vies par continue on se rend vite compte de la difficulté monstrueuse du titre ! La c’est clair on n’est plus dans le jeu pour chochotte, réflexes de jedi et dextérité de hamster vitaminé seront vos seuls chances de voir le bout des 27 tableaux.
Evidemment, qui dit jeux des années 80, dit forcément jeu de réflexion à la con et Tecmo Classic Arcade n’échappe pas à la règle en nous proposant deux jeux permettant à chacun de se ramollir la cervelle à volonté ! Bomb Jack qui a donc l’honneur (et quel honneur !) de figurer au dos de la boite du jeu est en fait un jeu de réflexion déguisé en jeu de plate forme. Le principe est aussi bête que la chasse au rhinocéros en suède australe : on incarne un personnage qui doit ramasser toutes les bombes d’un niveau en temps limité ! Bien entendu des ennemis se baladent dans chaque stage portant plus ou moins d’intérêt à votre égard et le tout est en temps limité. Ce qui est assez folichon, c’est que notre petit démineur en herbe a la même détente qu’un Bubka des grands jours mais sans la perche ! Du coup la grande difficulté du titre réside plus dans la jouabilité assez aléatoire que dans la difficulté des énigmes, sympa nan ?
Deuxième jeu de sport de ce TCA, Tecmo Cup nous permet de revivre des matchs de football endiablés ! Du moins, c’est ce que j’ai compris en lisant le manuel, parce qu’entre nous faut une sacré imagination pour voir des joueurs dans ces petits points rouges et bleus ! Entièrement vue à la verticale (et sans perspective rigolez pas !) l’action est aussi intensive que la pèche à la moule sauvage au Guatemala (ouais je sais je l’ai déjà faite avec les rhinos en Suède, mais que voulez-vous, ça déprime un jeu pareil !). Il n’y a que deux touches (frapper, courir) et la sélection de son joueur tiens plus de la magie noire que de la science exacte. Détail amusant (ouais, mort de rire) la configuration de l’affichage reprend celui de la borne originale, or cette dernière proposait un écran à plat autour duquel se plaçaient chaque joueur. Sur nos télés classiques toutes les informations concernant l’équipe bleue s’affichent donc à l’envers. Pratique non ? Non en effet…
Ouais, bon ok je suis un peu fourbe, j’ai gardé le meilleur pour la fin avec ce shoot’em up à scrolling horizontal sorti en 1991. C’est le plus récent de tous et entre nous, ça se sent bien ! Graphiquement c’est plutôt correct (pour de la 2D de l’époque s’entend), les musiques et bruitages sont bien évidemment insupportables mais une fois en pleine action on réussit à l’oublier ! L’action est nerveuse et omniprésente, la difficulté est corsée comme un café italien, le gameplay est classique mais efficace, les upgrades sympa et les boss imposants comme on aime ! Mais évidemment le gros plus de ce Starto Fighter, c’est bien son mode multijoueur à deux simultanément : l’entraide pour la survit est fissurée par la bataille féroce pour les bonus et l’on se gueule dessus autant que l’on se félicite !
Côté option on assiste au strict minimum avec au mieux la possibilité de choisir le nombre de vies de départ et la difficulté générale. L’option la plus poussée permet de régler la taille de la zone de jeu, ce qui me semble être d’une inutilité profonde étant donné qu’en l’agrandissant on se masque une partie des infos, et qu’en le rétrécissant on ne voit plus grand-chose… A côté de ça des options primordiales ont été complètement zappée et il est par exemple impossible de reconfigurer le pad à sa manière par exemple ou de remplacer les abominables sons midi par ses bandes sons enregistrées sur disque dur. Disque dur complètement sous exploité, puisqu’il est aussi impossible de sauvegarder sa progression, ce qui aurait quand même valu le coup pour tout ceux qui ne désireraient pas terminer les 50 niveaux de Salomon’s key d’une traite…| Avantages -L’émulateur le plus chic (cher) de la xbox -Strato Fighter -Le jeu à deux -compatible xbox 360 -la musique de l’intro Inconvénients -C’est vieux -les 10 autres jeux -C’est cher ! -On est quand même sur Xbox ! -On a l’impression d’être pris pour un con -Y a un jeu de flipper -30€ c’est un jeu de la gamme classic (Fable LC, Halo, Halo2, Burnout, etc…) -Y a quand même d’autres jeux Tecmo… -Aucun charisme -Le menu -les couleurs -Le jeu de flipper |
Graphismes | Je vais pas m’amuser à y noter non plus ! Ca a plus de 20 ans, forcément c’est moche ! |
| Jouabilité | Jamais plus de deux boutons, les moins rapides d'entre vous s’en sortiront comme des chefs ! Les autres s’ennuieront. | |
| Durée de vie | Tout dépend de votre résistance aux jeux pourris… | |
| Bande Son | Des sons en midi, forcément c’est pas le Pérou (Ah merde, j’avais promis !) | |
| Scénario | Héhé… |
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Commentaires
Gomo [2914 Pts] le 07/01/2006 à 02H55
Vinz [9409 Pts] le 07/01/2006 à 12H13
baptiste1994 [816 Pts] le 07/01/2006 à 12H16
Gomo [2914 Pts] le 07/01/2006 à 14H16
Vinz [9409 Pts] le 07/01/2006 à 15H14
BlueHunter [2913 Pts] le 07/01/2006 à 15H21
Vinz [9409 Pts] le 07/01/2006 à 15H52
baptiste1994 [816 Pts] le 08/01/2006 à 12H04
Vinz [9409 Pts] le 08/01/2006 à 16H51
baptiste1994 [816 Pts] le 11/01/2006 à 19H24
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