Introduction
Pfiou, il en aura fallu de l’envie pour que je commence enfin à rédiger le test de Just Cause. Le fait surtout de critiquer un jeu ni bon ni mauvais tout en ayant un œil critique, car c’est ce type de jeu qui divise les foules.
Avalanche Studio nous annonçait un hit en puissance et c’est un pétard humide (et non mouillé) que l’on se tape. Explications !
Le jeu a été testé avec la configuration suivante : PT IV 2.8 GHZ, carte graphique GeForce 7800GS, 1.5Go Ram.
Es una isla de mierda
Et sa sera la seule phrase espagnole dans le test...enfin j’espère ! Vous incarnez donc Rico Rodriguez, une sorte d’agent secret que Steven Seagal se ferait un grand plaisir d’incarner si une adaptation cinématographique serait en vue (vous comprendrez lors du test).
Votre but est de virer le dictateur des lieux sur une île paradisiaque appelée San Esperito qui engrange les similitudes et ambiances avec Cuba (même voiture, même langue, même gros cigare...).
Bien sûr, c’est pas en allant chez lui avec un bouquet de fleur que vous allez lui demander de se barrer de sa résidence ; il faudra donc y aller avec une bonne grosse explosion pour que tout le monde soit content.
Un GTA en forêt tropicale
Votre terrain de jeu est une île paradisiaque (je me répète je crois ?!) s’étendant...s’étendant (cherche un indice) sur 1200km² et donc quatre fois plus grand que le dernier opus de GTA.
Mais vu que c’est assez tropicale, la diversité des environnements se limite à de la forêt avec parfois des petits villages, une base militaire, un aéroport...
C’est assez grand, tellement grand que l’on a souvent une certaine fainéantise d’aller d’un point A à un Point B. L’extraction est donc une option astucieuse pour ne pas se perdre en allant en route vers une mission.
Une belle transition pour parler de ces dernières puisqu’il y aura deux types de missions :
Les principales qui suivent la trame scénaristique et qui doivent se limiter à une trentaine de missions (j’ai pas compter, c’est juste une approximation relative) ce qui est assez court puisque l’on mettra environ huit heures à en faire le tour ; mais elles se paient le luxe d’être très diversifiées et non répétitives ce qui est un bon point.
Le deuxième type de missions, plus secondaire et se comptant en centaines, ont cette fois-ci aucune diversité dans leurs situations puisqu’elles se limitent à libérer des villes en tuant le plus de flic, à tuer des personnes du cartel, voler des voitures spéciales...mais c’est souvent la première possibilité la plus utilisé dans ce type de missions. Elles ne sont pas si dispensables que cela puisqu’elles vous permettront d’avoir de l’aide pour les missions principales.
Chute libre à 200Km/h
Le jeu commencera par une chute depuis un avion du gouvernement qui vous emploie. On découvre, après un temps de chargement assez court (d’ailleurs il n’y en aura aucune par la suite) et à première vu, des graphismes très correct de loin et un champ de vision bluffant puisque immense.
On actionne le parachute quand on nous le conseille, d’ailleurs ce petit gadget qu’on gardera tout au long du jeu sera fort utile et assez fun, puis on arrive sur la plage avec un comité d’accueil dans les parages. Le jeu adopte une visée manuelle et peu devenir plus précis avec une caméra se plaçant au dessus de l’épaule de notre rocco...heu rico. Après avoir nettoyé la zone, on se fait acceuillir par notre contact assez caricatural avec chemise Hawaïenne, gros cigare dans la bouche...enfin on découvrira par la suite que tous les protagonistes sont à la limite du ridicule...enfin ils le sont en faite.
Après avoir découvert ce cher contact, on se retrouve à l’arrière d’une voiture avec une grosse mitrailleuse à pied entre nos mains. Le plaisir de cette séquence s’évanouie vite avec un lock automatique...on a juste a diriger notre curseur vers la cible pour qu’elle soit ciblée. Bref aucune jouissance dans ce passage malgré une mise en scène sympatoche.
Bref première mission accomplie et l’action est au rendez-vous !
Mais j’ai juste frôlé une voiture ?!
Après avoir fini la précédente mission, on a la possibilité de faire sa petite balade mais une chose chagrine...le jeu est largement moins beau de près, les animations sont déplorables (notre rocco...arf rico a une impression de balai dans le c** quand il marche...un comble), du clipping assez fréquent dans les décors, des voitures qui arrivent tardivement à l’écran, des chutes de frame rate parfois énorme et des détails minimalistes qui donne véritablement une impression de baclé.
Mais le plus exaspérant est le nombre de militaires qui vous tombe dessus dès la moindre faute commise...même les Etats-Unis ne ferait pas le poids...Déjà que le jeu se veut irréaliste, là il devient complètement hallucinatoire avec des hélicoptères de combat qui vous suivent partout, des militaires de tous les côtés, des roquettes qui pleuvent...et tout ceci de façon illimité et toujours en sachant où vous êtes...Bref le fun en prend un coup et le jeu en deviendrait énervant. De plus les missions ont une difficulté aléatoire et non progressive, elles sont tantôt facile tantôt difficile.
Bref cette impression d’impuissance est plus que contrariant (la dernière mission en est la preuve...).
Un niveau de son en peau de saucisson.
J’ai réellement eu par moment l’horreur impression de se sentir devant un Driver en fermant les yeux avec des musiques répétitives au possible (malgré son côté latino) et surtout à chier. Des bruits de moteur à exploser les deux tympans avec le souvenir de sa mère entrain de passer l’aspirateur le samedi matin...seul le doublage s’en sort malgré un léger côté encore caricatural.
Bref encore un très mauvais point alors que tous les GTA-like nous servent une bande-son simpa et des bruits de véhicules étant un peu plus ressemblant à la réalité
Conclusion
Si vous êtes un fana de GTA à n’en plus dormir, peut-être que vous ferez abstraction de ses nombreuses erreurs que Avalanche studio nous a laissé. Vous ne verrez que la sensation de liberté et les centaines de possibilités que le jeu vous offre. Les autres verront un jeu moyen avec un sentiment de bien vouloir mais dont l’incohérence, les bugs et le bâclage dans certains domaines cacheront un potentiel certains...peut-être pour une suite.
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