C’est en entonnant le célèbre générique de tous Zelda lorsque l’on découvre un objet, que l’on ouvre la boîte du jeu ; une cérémonie à sa façon d’une chose longtemps désirée par la communauté et surtout nous personnellement. The Wind Waker avait divisé les foules, comme moi par exemple, pour ces passages plus que déplaisant (Ahh ! La collecte des fragments de la Triforce...).
Bref tout le monde voulait que ce nouveau Zelda soit une suite parfaite à Ocarina Of Time des temps modernes, Nintendo a du répliquer par un « je vous ai compris » et tout le monde était content lors des premières images ingame.
Je finirais cette petite introduction que le test pourra contenir des spoilers pour une meilleure précision dans le test si il le faut ; le « plus d’un mois » entre sa sortie et le test a été, je pense, une période assez longue pour que les plus lents puissent le finir.
Brodeback mountain façon Big N
Après avoir lancé le DVD, coupée la séquence d’introduction et nommé notre personnage ; on peut voir enfin le début du jeu avec un ruisseau couler au couché du soleil. Notre belle tête de Link nous apparaît, toujours assez « beau gosse » malgré son style d’habit plus que discutable. On y apprend que notre prochain héros élu des déesses est une sorte de fermier, respecté par son village reculé au sud d’Hyrule. Et comme d’habitude il ne sait pas ce qu’il l’attend réellement.
Le jeu nous propose, comme une sorte de tutorial, de faire des activités dans le village qui fera avancer le shmilblick en même temps : vous pêcherez, tirerez au lance pierre (arme peu utilisé dans le jeu supplanté par l’arc), le maniement de l’épée. Vous ferez par la même occasion la rencontre des habitants du village ayant leur propre caractère et problème.
On peut dire que le jeu démarre assez lentement et ça ne sera qu’au bout de la deuxième heure que le jeu débute réellement. Nous voici en loup, comme Link vous ne savez pas pourquoi vous êtes en animal, enfermé dans une prison où de sales créatures y rodent. Apparaît une autre, assez bizarre sous le nom de Midna qui sera l’un des plus importants de tout le jeu. Après avoir été libéré par cette dernière, elle vous mènera à la princesse Zelda avant même d’avoir débuté un seul réel donjon. Elle vous expliquera le pourquoi du comment sur ce qui se passe (Qui a éteint la lumière?) et du nouveau méchant sous le nom de Xanto.
On peut dire une chose, c’est que ce Zelda est certainement le plus cinématographique et l’histoire, critiquable pour beaucoup, plus étudiée que jamais.
Il parcourt la plaine d’Hyrule à cheval!! Il parcourt la...
Bref étant soit disant l’élu des déesses, vous êtes seul à stopper les plans de Xanto : Envahir le monde de la lumière avec le monde du crépuscule pour n’en faire qu’un. Le jeu sera donc souvent divisé en 2 parties (en tout cas pendant le tier du jeu et avant d’avoir récupéré l’Epée de Légende) :
Link se transformera en Loup dès qu’il voudra rejoindre le monde obscur mais ne vous inquiétez pas pour la durée de cette transformation, elle occupe que 30% du jeu, elle est certes omniprésente mais a été dispatché de façon qu’on ne soit jamais lassé par celle-ci bien au contraire. Elle apporte de la fraîcheur au gameplay et le maniement de Link en animal est instinctif et similaire à notre héros en temps normal. Mais au lieu d’attaquer à l’épée, il prendra avec ces cros les ennemis à leur cou. La jouabilité est parfaite, la wiimote ne change pas grand chose mais permet une plus grande intéraction. Ayant joué 10 Heures/jour, aucune fatigue du bras ne se fait ressentir malgré des combinaisons parfois rapide.
D’ailleurs Link apprendra au périple de l’aventure de nouveaux mouvements, certains étant complètement inutiles (attaque éclair), d’autres paraissent indispensables (Brise casque entre autre). De plus la personne qui vous enseignera ces mouvements contient, elle aussi, une part de mystère qui vous sera dévoilé si vous apprenez toutes les bottes.
Mais y a-t-il des nouveautés dans ce Zelda ?! Oui il y en a mais malheureusement sous exploitées servant qu’à une partie du jeu distincte. On pensera notamment à la pêche mise en avant lors de trailer mais qui ne donne finalement rien d’autres qu’une photo de la gérante du lac si on attrape le meilleur poisson. Niveau objet aussi, certains sont excellents comme cette roue qui s’accroche aux parois. Cet objet réellement bien pensé, speed et amusant rappelant Sonic est utilisé qu’à la fin d’un niveau et ne servira que plus tard pour des séquences ne dépassant pas les 5 secondes. Le boulet quand à lui, puissant, simpa deux minutes mais sa lenteur nous fait lacher vite cette arme.
Oh un cœur !

Que dire de la difficulté, de la gestion des niveaux...c’est assez perplexe et variable. Tout ce que l’on peut dire c’est que Zelda devient trop facile, et l’on regrette les anciens sorties sur Nes et Snes voir même N64 où l’on mourrait 1 fois toutes les cinq salles, que les ennemis contre nous nous enlevait 4 cœur dès qu’ils nous touchaient. Ca fait pâle figure et donne réellement aucun challenge que le boss final nous enlève un demi cœur à chaque fois qu’il nous atteint...seuls les chevaliers sont un peu plus coriaces mais on en rencontre combien...quatre au total ? Les boss sont malgré tout très bien travaillé dans les séquences et assez diverses avec un effort notable, on pourra d’ailleurs voir une certaine ressemblance avec Shadow of the Colossus pour le troisième boss. Mais la facilité est déconcertante, battre l’un des derniers boss en 2 minutes n’est réellement pas un plaisir (je visais l’araignée géante dans ce passage).
Bref si il y a un coup de gueule à faire passer c’est que les Zelda deviennent de plus en plus facile, à la fin on sera devant un « The Legend of Zelda : Le monde des Bisounours ».
Quand à l’architecture des niveaux, ils sont plus ou moins réussis, on pourra en compter 11 (en partant qu’il y ait un boss). Certains sont assez pénibles comme le temple abyssale (ces Zoras n’ont réellement jamais de chance et se tape à chaque fois le pire niveau...OoT, MM) d’autres sont réellement plaisants comme la Tour de Jugement qui est sans doute l’un des meilleurs niveaux crée dans cette série. La quasi-totalité de ces donjons auront deux boss, le premier apparaissant au milieu de celui-ci et étant souvent le garde d’une nouvelle arme, le second à l’objet convoité dans la quête. Mais je le répète la trop grande facilité gâche beaucoup trop le plaisir de les vaincre...
Malgré tout, 11 donjons c’est énorme et garantie une durée de vie de plus de trente heure si l’on s’intéresse de peu aux sous quêtes. Si l’on prend en compte ces derniers, on arrive facilement à une cinquantaine d’heures. Malheureusement, ce Zelda est l’un des plus pauvres dans ses sous quêtes (chouquettes ?) alors qu’un Wind Waker ou Majora’s Mask voir encore OoT en proposait le double facilement.
Zelda moche? Zelda quand même!!

Il est clair que ce Zelda, en plus de sa magie qui en ressort, était souvent un bijou montrant les capacités de la console en question. Ce Zelda a pris de la bouteille avant même d’être sortie, il n’en fait aucun doute. La perfection que l’on ressentait dans OoT ne se ressent plus ici et le monde qui l’entoure est désavantagé. En clair on n’arrive parfois plus à s’intégrer physiquement ou mentalement dans le jeu mais ce n’est pas les graphismes mais encore une fois à cette facilité honteuse de ce jeu. Les graphismes ont beau avoir des textures baveuses, de l’aliasing parfois...l’esthétisme en général est parfait, et donc influence la beauté du jeu dans un mot frolant le « sublime ». C’est sur ce point que Zelda devient alors l’un des jeux les plus beau current-gen et même si l’on sait que la Wii peut faire mieux...on pardonne en se disant qu’à chaque début de génération, les jeux ne prouvent aucunement les possibilités de la console.
Une chose à regretter, c’est surtout un défaut personnel, mais quand l’on connaît la série depuis quelques temps on ne peut que en vouloir à Nintendo d’avoir foutu ce mode miroir obligatoire sur la version Wii. A la limite laisser le choix au joueur aurait été préférable car le fait que Link soit gaucher d’origine n’aurait rien changé dans la jouabilité, c’est une certitude.
Quand aux musiques, elles sont entrainantes et dans la veine de tous les Zelda, une notion spéciale pour le thème de Midna ou Ganondorf (ça y est! Je l’ai laché...zut alors !) ; le chant des loups est d’ailleurs un clin d’œil aux anciens opus. On aurait voulu quelque chose d’orchestrale mais cela ne gâche aucunement de ce que veut dégager le jeu.
En clair, ce Zelda : Twilight Princess est la parfaite suite de Ocarina Of Time et se hisse facilement dans le trio de tête des meilleurs de la série mais il n’est sûrement pas le meilleur de tous. Sa trop grande facilité en est sa faiblesse et son plus gros défaut, ce qui est plus que regrettable. Il reste malgré tout l’un des meilleurs jeux de l’année à ne surtout pas manquer mais pas le jeu de la décennie!
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