
On évolue donc dans un premier temps à travers des niveaux en 2D pour sauver la fraîchement kidnappée Princesse Peach, on saute par dessus les trous, sur ses ennemis et on récolte divers items jusqu'à découvrir un tout nouveau pouvoir, qui fonde d'emblée la spécificité et l'attrait diabolique du titre, le System D. Sous ce nom mystérieux se cache en fait la simple faculté de passer d'un univers en 2 dimensions à un univers en 3 dimensions, ce qui ouvre énormément de perspectives de gameplay. Coincé devant un tuyau? Passez simplement en 3D et contournez le. Un cul de sac? Un petit coup de System D vous révèlera une porte cachée derrière le décor. Bref chaque niveau foisonne de passages secrets et d'astuces dans le genre à un tel point que l'utilisation du System D devient finalement une deuxième nature. C'est simplement un véritable délice que d'explorer les niveaux tout en déjouant les subtilités du jeu. Les environnements ne manquent par ailleurs pas d'indices pour vous aider dans votre tache. Rapidement on comprend l'idée et on apprend à lire dans le décor les divers chemins dérobés qui nous permettront de progresser. En fait, l'idée est si bien conçue qu'on se retrouve fréquemment dans d'autres jeux frustrés de ne pas pouvoir l'utiliser !
Super Paper Mario est donc loin d'être un jeu de plate-forme classique et balance davantage du côté de l'aventure. Les Pixels, petites créatures géométriques, seront d'ailleurs là pour vous aider dans votre progression. Chacun d'entre eux vous confère un pouvoir, plus ou moins utile. Si certains sont directement efficaces pour se débarrasser des ennemis qui barrent votre route, d'autres en revanche ne sont utiles que ponctuellement pour résoudre quelques énigmes. Petit à petit vous rassemblerez les autres héros (Peach, Bowser et Luigi) que l'on peut incarner à n'importe quel moment et qui, eux aussi, se distinguent par des capacités spéciales (carboniser du goomba avec Bowser demeure une activité franchement relaxante).
Mais que devient la Wiimote dans tout cela? Et bien pas grand chose finalement. Etant originalement conçu sur Game Cube, le jeu adopte une jouabilité traditionnelle. On tient donc simplement la télécommande à l'horizontale comme un pad de Nes, ce qui se révèle assez confortable dans l'ensemble. Bien sûr, les développeurs ont intégré ça et là quelques phases de jeux exploitant les attributs de la Wiimote. Les lancers de sorts demandent donc quelques manipulations assez enfantines mais qui ont le mérite de rafraîchir l'action ponctuellement. S'ajoute aussi à cela la capacité de pointer le décor de la télécommande pour découvrir quelques objets cachés ou pour en apprendre plus sur ses adversaires. L'utilisation se montre là encore très instinctive mais anecdotique.
La grande force de Super Paper Mario réside aussi dans son ambiance générale. Comme son nom l'indique, c'est en fait un univers de papier dans lequel nous sommes projetés. Les décors se déplient et se dessinent sous vos yeux, les pages se tournent, se déchirent, le tout avec la magie et la simplicité d'un livre pour enfant (si, si, souvenez-vous!). Les environnements sont pour la plupart très épurés, souvent volontairement pixélisés et mêlés à un zeste de pop culture, ce qui donne au tout une ambiance assez rétro qui ne manquera pas de plaire aux nostalgiques et aux fans de culture numérique plus généralement. Le jeu foisonne en effet de références et on ne peut s'empêcher de pouffer régulièrement face à l'absurdité des situations (le niveau du caméléon otaku en marquera sûrement plus d'un !). Super Paper Mario flirte souvent avec l'autodérision et même parfois avec un style graphique très expérimental. Un charme fou émane donc de cet univers complètement barré d'ailleurs largement arrosé de dialogues qui, derrière leur apparente naïveté, recèle un humour assez fin et parfois très MonthyPythonesque. Bref, nul doute qu'une étincelle de folie brille au fond des yeux des développeurs d'Intelligent Systems qui semblent par ailleurs vouer un culte obsessionnel à la moustache.| Avantages - Le concept du Système D - L'univers complètement loufoque - Le plaisir de jeu quasiment constant d'un bout à l'autre Inconvénients - Un peu trop linéaire - Les dialogues peut-être trop envahissants (même si assez comiques) - La Wiimote peu exploitée |
Graphismes | Pas de prouesse technique, pas de textures de folie mais un style graphique envoûtant, onirique et parfois assez surprenant. Peut-être l'art contemporain du jeu vidéo! |
| Jouabilité | Aucun reproche à faire de ce côté là, les différents mouvements s'intègrent sans mal. Les déplacements en profondeur lorsqu'on passe en 3D peuvent toutefois manquer de précision. | |
| Durée de vie | Pour le genre, la durée de vie est tout à fait honnête. Les joueurs aguerris en viendront à bout en une bonne vingtaine d'heures. | |
| Bande Son | A l'image de l'ambiance graphique, la bande son est souvent bizarroïde, regorgeant de bruits étranges et de musiques cosmiques. | |
| Scénario | Le scénario, d'une niaiserie revendiquée, réserve son lot de surprises et de rebondissements et saura vous tenir en halène. |
Images (5)
Commentaires
Vinz [9408 Pts] le 07/10/2007 à 00H21
philyra [2589 Pts] le 08/10/2007 à 18H50
Zefi [3689 Pts] le 13/10/2007 à 21H48
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