Introduction
13 Mars 2005, un ami me fait découvrir les premières images impressionnantes de F.E.A.R. (First Encounter Assault Recon). Le jeu est déjà très beau mais ne me préoccupe pas tant que cela en me disant que ce ne sera qu’un FPS pseudo bourrin. L’E3 2005 arrive, les annonces sont de plus en plus présentent et les critiques ne font que des éloges. Alors par ma curiosité je décide de le téléch...de le prendre pour voir ce que cette « révélation » à vraiment dans le sac.
Le jeu a été testé avec la configuration suivante : 2.8 GHZ, carte graphique GeForce7800GS, 1.5 Go de ram.
«L’unité d’élite » c’est vous !
Le jeu se situe dans un futur pas si lointain de nous, les Etats-Unis ont alors décidé, pour je ne sais quelle raison, de créer une unité d’élite spécialisée pour des situations musclées et paranormales. Et c’est ce soir que l’unité F.E.A.R. va prouver son utilité puisque un certain Paxton Fettel va prendre le contrôle d’une escouade sévèrement armée, qu’il contrôle mentalement, dont ses agissements ont un but inconnu. Tout ce que l’on sait de ce terroriste, c’est qu’il ait un passé obscure et qu’il soit cannibale et télépathe.
On vous envoie alors avec une unité, qui se fait à chaque fois décimer avant le début de la mission, pour l’arrêter par tous les moyens (en gros lui foutre une balle dans la noix de coco)
Mon nom est personne
Le personnage que vous incarnez n’a aucun nom, n’a pas de visage et aucune personnalité. La plupart de cinématiques se font dans les yeux du joueur (comme Half-Life) et permet de donner une impression d’interactivité (malheureusement assez réduite).
Cependant, votre personnage pourrait se nommer « Neo » (Matrix pour les retardataires) puisque pendant un certain temps, vous pouvez déclencher son niveau d’adrénaline qui permet d’aller plus vite que les autres, ainsi le temps passe au ralenti, le célèbre « Bullet-Time » de Max Payne, et vous avez la possibilité de vous débarrassez de vos ennemis en surnombre beaucoup plus facilement.
Notre héros a enfin un corps, ce n’est pas une grande nouveauté mais cela fait toujours plaisir et augmente le réalisme de voir des jambes, bras et corps rattachés à votre tête.
Une autre caractéristique est le choix des armes, pas très nombreuses et peut varié (environ 8 sans compter grenades, mines...), vous ne pourrez en prendre que 3 et empêche donc de partir la tête baissé avec un max de munitions et d’armes en tout genre.
Bref
Monolith studio a pris des petites idées d’un peu partout, les a mis dans un shaker et les a intégrer dans leur jeu pour un cocktail jouissif et délicieux.
F.E.A.R. fait peur
Ce qui distingue F.E.A.R. des autres jeux du genre, c’est bien son ambiance pesante.
Monolith n’a alors rien à prouver puisque le célèbre
Alien VS Predator 2 vient de leur studio et foutait à l’époque de belles frousses.
Notre cher développeur a donc distillés avec parcimonie les hallucinations et effets de surprise, en évitant les répétitions, pour que le joueur se sente toujours dans une ambiance lourde tout au long du jeu.
Et ce sont souvent dans des endroits où l’on ne s’y attend pas, que surgie une forme qui vous fou des frissons dans le dos. Le son est alors le gros plus qui vous fait vider tout votre chargeur sur quelque chose qui ne vallait pas la peine.
Une I.A. qui réfléchie?! J’arrive !
Le plus gros travail de programmation fait sur le jeu est sans doute l’intelligence de vos ennemis ; F.E.A.R. peut bien se targuer d’avoir l’I.A. la plus aboutie aujourd’hui. Car chaque petite escouade ennemie allant de 3 à 10 soldats est un véritable challenge à éliminer.
Vos ennemis n’hésiteront pas à élaborer de véritable stratégie pour vous faire sortir de votre cachette : ils se scinderont en deux petits groupes pour vous prendre de flan, ils lanceront des grenades ayant un rayon énorme (et un effet de distorsion sublime) pour vous déloger, traverseront des fenêtres pour essayer de vous prendre par derrière ou encore tireront à l’aveuglette, en laissant dépasser que leur bras et arme, pour vous forcez à vous cacher et leur permettre de se replier ou de se regrouper.
Les dégâts sont localisés donc si vous tirez dans un bras, le soldat aura du mal à viser, tirez dans la jambe et il se déplacera difficilement, tirez dans la tête à bout portant pour le tuer sec et jouer au foot avec sa tête.
Bref un véritable calvaire pour notre plus grand plaisir mais la diversité des ennemis est véritablement trop faible (environ 5), heureusement que la difficulté de les combattre nous fait oublié ce vilain défaut.
C’est du Picasso ? Non du Monolith
Les développeurs ont aussi beaucoup bossés sur l’aspect graphique puisque F.E.A.R. est aujourd’hui l’un des plus beaux jeux PC.
Le moteur graphique gère parfaitement les éclairages dynamiques avec des ombres projetées plus ou moins grandes selon la distance. Les impacts de murs sont impressionnantes de réalisme avec des cratères en relief et de la poussière s’en échappant, laissant parfois un couloir complètement nul en visibilité.
Le sang gicle sur tout ce qui l’entoure et laisse parfois une véritable mare ; les étincelles et douilles de balles sont omniprésentes lors d’un combat et augmente l’immersion du joueur, ce qui favorise une petite hallucination juste après pour bien lui foutre les jetons.
Bref c’est superbe mais on ne peut que critiquer les décors extérieurs avec des bâtiments, routes, voitures cubiques dignes d’un half-life premier du nom.
Quand à l’animation, elle est elle aussi exemplaire, puisque vos ennemis ne ressemblent pas à des poupées démembrés quand elles meurent ; le fait de tirer dans le bide ou sur les pieds les fera tordre de douleur d’une manière réaliste et mettront environ 5 secondes avant de retrouver leur esprit.
Presque aucun bug graphique n’est à déceler mais, et il y a toujours un « mais », l’optimisation pour des configurations assez petite est complètement ratée puisqu’il vous faudra pas moins de 2Ghz, d’une GeForce 6600 GT, 1 GO de Ram pour en profiter convenablement. Si vous avez en dessous, pas la peine d’espérer un jeu qui soit visiblement de notre « époque ».
Du couloir, que du couloir, encore du couloir
F.E.A.R est un bel exemple d’un jeu ayant toutes les qualités techniques pour être un hit incontournable mais dont le manque de diversité lui plombe carrément la note. On ne peut que être déçu par un gameplay aussi peu varié et trop répétitif.
Il y a parfois tellement de couloir qu’on ne sait pas où il faut vraiment aller, et l’on marche pendant deux minutes où aucun évènement se passe comme si les développeurs avaient rajoutés des salles juste pour nous faire marcher et rallonger artificiellement la durée de vie.
Le troisième endroit que vous visiterez est un parfait exemple avec des suites de couloir et de bureaux à n’en plus finir.
Et ce n’est pas fini puisque certaines situations qui auraient pu être mieux exploités sont beaucoup trop courtes et anecdotiques (environ trois secondes) qui ne donne en fin de compte aucun plus au jeu.
A croire que F.E.A.R. n’est qu’une démonstration technique, et c’est un défaut impardonnable surtout venant des studios Monolith qui nous a habitués à des jeux bien plus diversifiés dans leurs situations (No One Live Forever).
Quand au mutlijoueurs, pas la peine de s’y attarder par la monotonie de ses modes malgré une action soutenue. Les maps étant trop petites, on a plutôt l’impression de jouer à un mode de Quake des temps modernes avec de nouveaux graphismes qu’à autre chose ; bref Far Cry, Call of Duty 2 où même Quake 4 font bien mieux dans le genre.
Conclusion
F.E.A.R. marque par son aspect technique et en fait un très bon jeu mais rate le coche de « hit incontournable » par un gameplay homogène et trop répétitif.
Dans tous les cas, F.E.A.R. ne peut que faire des émules par son histoire surprenante dans ce style de jeu, une I.A. qui ne fait pas que d'avancer sur vous et des graphismes excellents.
Mais malgré cela on ne peut qu’être impatient d’une suite avec un gameplay, qui cette fois-ci, sera beaucoup plus développée.
Voici une vidéo de 4 minutes pour vous faire un petit avis du jeu c’est ici.
Par contre, elle ne reflète en rien sur la qualité visuelle du soft.
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