Le rallye a pendant longtemps été une histoire de passionnés, seuls les vrais connaisseurs ayant vent des grands rassemblements ? avec courses épiques à la clé. Mais depuis les années 2000 ce sport a fait sa petite révolution et il était temps en 2007 que les développeurs de chez Codemasters mette en lumière un pilote écossais de renom de manière à lancer une nouvelle licence à succès : Colin McRae Dirt. C’est aujourd’hui la relève que nous allons prendre en main puisque le second épisode PC vient d’apparaître en cette fin 2009 sur les étagères de tout bon revendeur. Prêt à mordre la poussière ?!
Dans la boue et la gadoue…

Comme d’ordinaire désormais avec les jeux Windows il vous faudra disposer d’un compte Games for Windows Live pour pouvoir profiter du jeu au maximum, avec succès à débloquer et essentiellement accès au multijoueur. Mais on parlera de ce point vers la fin du test. Tout d’abord on se connecte, naturellement, et puis ensuite on découvre la mise en scène que nous a pondu le studio de développement. Pour être plus clair, on fait l’agréable découverte de notre camping-car, notre deuxième maison lorsqu’on n’est pas en train de mener une course. Arpenter les milles et une routes qui traversent les différents continents du globe fera en effet partie de votre activité principale, sachant que le monde vous appartient entre Londres, Tokyo, le Mexique ou encore la Malaisie. Un total de neuf pays vous attend. Les voyages en avion seront donc légion de même que les temps de chargement. Voir des paysages aussi fournis en herbes folles implique en effet une élaboration précise des cartes. Niveau précisions d’ailleurs, les deux paragraphes suivants auront pour rôle premier d’informer les puristes sur le contenu brut du jeu, assez conséquent soit dit en passant…

De fait, les environnements varient selon les pays, tout comme les conditions climatiques, sans neige toutefois. Au final ce sont une centaine d'épreuves qui vous attendent au tournant, en majorité basées sur la discipline du Rally. Il s’agit sans doute de la partie la plus technique du jeu, demandant un pilotage rapide et maîtrisé sur des terrains variés avec des étapes pourvues de nombreux virages et autres courbes perverses. Mais il existe également le Trail Blazer, où il n’est question que de vitesse, le Raid, où l’on doit passer des étapes avec des concurrents qui vous collent le derrière, le Land Rush, un peu à l’identique du Raid mais sans les étapes et avec bien plus de bosses et de virages, et enfin le Rally Cross, variante du Rally qui se veut moins technique et plus frénétique. Trois modes spéciaux s’ajoutent à cette salade déjà bien fournie, le Gate Crasher, où vous devrez enfoncer des portes placées sur votre route, Domination, où il s’agit d’être dans le peloton de tête dans chaque secteur, et pour finir Survivant, un mode qui fonctionne par élimination jusqu’à la fin du trajet. Fort heureusement tous ces détails vous seront expliqués à chaque début de nouvelle épreuve grâce à des vidéos visibles sur la télévision adroitement placée dans votre camping-car.

De manière à continuer les récapitulatifs barbants mais ô combien précieux pour donner un aperçu du contenu, on insistera sur le nombre de véhicules. Plutôt sympathique, on en compte une cinquantaine répartis dans sept catégories : les Rally Cars, les Rally Cross Cars, les Stock Baja Trucks, les Raid T1 Vehicles, les Trophy Trucks, les Class 1 Buggies, et les Trail Blazer. Quant aux voitures mythiques qui peupleront votre écurie une fois quelques deniers dépensés on tâchera d’éviter un autre long descriptif. Pour amasser l’argent nécessaire aux achats il vous faudra remporter plusieurs victoires, or plus la difficulté est grande plus la récompense sera conséquente. Quatre niveaux sont disponibles et au fur et à mesure de la progression vous monterez également en grade, passant de débutant à la division all star. La compétition y est bien évidemment plus acharnée, mais vous aurez eu alors le temps de vous faire la main en plus de noter que les voitures de courses restent difficiles à détruire en course si ce n’est en enfonçant plus d’un mur. C’est presque heureux tant on peut perdre facilement le contrôle, et puis sachant que des succès se débloquent ainsi il sera toujours temps de mettre leur résistance à l’épreuve de toute façon.
Dominer la route

De grands noms du rally circulent avec vous, Ken Block, ou Travis Pastrana par exemple, et il ne tient qu’à vous de vous lancer toute roues dehors à leur poursuite sur les parcours du Dirt Tour. Pour bien faire, direction l’intérieur du camping-car avec votre carte du monde, où vous choisissez le terrain et l’épreuve en solo ou en équipe. Attention cependant, « en équipe » ne signifie pas en multijoueur, il s’agit là d’un mode encore différent. Quand vous jouez en équipe cela veut dire que vous devez choisir un partenaire parmi les autres pilotes existants. Une petite subtilité existe entre eux dans le sens où certains pourront être devenus vos amis avec le temps tandis que les autres auront au minimum « entendu parler de vous ». En général ils seront toujours partants pour mettre votre notoriété à l’épreuve en vous lançant des défis contre-la-montre, en duel sur une course ou même seul contre tous dans un critérium.

Vous aurez également à débloquer des co-pilotes qui vous seront bien utiles pour vous donner des indications lors des rallyes, sachant que dans ce genre de course vous aurez toujours une voiture sur vos talons ou juste devant vous, voire les deux en même temps. Mais tout reste une question de maîtrise du véhicule, avec ou sans freinage au frein à main pour les virages. L’avantage est que la conduite est assez souple une fois compris les aléas de la glisse, pourtant il y a sans cesse un petit quelque chose de perturbant le pad en main (il faut en effet oublier le clavier sur ce genre de jeu)… Toutefois histoire de mettre un peu de piment supplémentaire on pourra se prendre pour le fameux prince de perse de chez Ubisoft et jouer avec les sables du temps. Autrement dit de petites icônes de flashbacks seront parfois présentes et utilisables de manière à revenir en arrière et corriger une erreur de quart. Un point à ne pas négliger car il est parfois question d’un rien pour remporter une course. Les plus férus de rallye automobile pourront également faire la différence en jouant sur les réglages concernant la maniabilité des voitures. La preuve comme quoi rien n’est parfait dès le départ. Sauf peut-être la conduite avec vue dans le cockpit, assez bluffant quand on n’est pas habitué même si c'est loin d'être le plus efficace pour battre un chrono.
Bref, pour conclure il est surtout question de podiums, de victoires, de notoriété, et d’expérience sur le terrain. Vos gains quelqu’ils soient représentent en premier lieu de l’argent et des niveaux supérieurs. Ces derniers débloquent peintures pour les voitures, accessoires (klaxons et autres), nouveaux continents à visiter, accès aux tournois X Games, etc. Une bonne durée de vie assurée en somme, et c’est sans compter le online. En effet, le mode multijoueur est encore le meilleur moyen de redonner un peu de fraîcheur à des objectifs de courses qui pourraient finir par tourner en rond. En solo ou en équipe les environnements demeurent identiques mais nous avons droit à des bêtes pensantes et parlantes plutôt qu’à l’ordinateur. Youpi.
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